JPC expérimente le parcours du combattant d'une PME-PMI à la recherche d'informations sur le dispositif d’aide au conseil GPEC

JPC accompagne des organisations des secteurs public (collectivité locales majoritairement) et privé (secteur bancaire, assurance…) dans la Gestion Prévisionnelle de leurs Emplois et de leurs Compétences (GPEC). La GPEC ne représente pas seulement un outil stratégique de management des RH pour les groupes et grands comptes, mais également pour les PME-PMI dynamiques et soucieuses de leur stratégie de développement. Pour encourager financièrement ces entreprises, moteurs de l’économie française, l’Etat a mis en place un dispositif d’aide au conseil aux PME-PMI de moins de 300 salariés souhaitant mettre en place un plan GPEC.

Décidé à proposer à ces entreprises une intervention qui s’intègre parfaitement dans le dispositif existant, Jean Planet Conseil est allé collecter les éléments de réponse juridiques et administratifs dont la PME serait susceptible d’avoir besoin.

Récit d’un après-midi de pêche à l’info…

14h : nous décortiquons les textes, articles de presses, circulaires et sites des organismes compétents pour identifier les interlocuteurs qui pourraient nous fournir les informations complémentaires.

Armés de patience, nous prenons notre téléphone et nous présentons à chaque fois, comme cabinet de conseil RH à la recherche d’informations utiles pour nos potentiels clients. L’après midi va s’avérer plus long que prévu.

15h : la CCIP de Paris.

La démarche est comprise et le terme GPEC est connu par le standardiste. La personne en charge du développement des entreprises est absente mais nous sommes aiguillés vers une autre qui répond volontiers à nos requêtes et nous propose un rendez-vous.

15h15 : la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) de Paris.

En tant qu’échelon opérationnel de la mise en œuvre des politiques de l’emploi, cet organisme a la charge d’instruire les demandes de convention d’appui à l’élaboration d’un plan de GPEC.

L’organigramme de la DDTEFP n’étant pas en ligne, il n’est pas possible d’identifier clairement notre interlocuteur. Nous formulons notre requête aux standardistes qui ne connaissent pas la démarche GPEC et ne comprennent donc pas ce que nous recherchons. Elles ne ciblent pas du tout le service compétent et nous orientent vers l’ANPE à deux reprises. Nous sentons la tension monter à l’autre bout du combiné lorsque nous insistons pour être mis en relation avec quelqu’un de la direction générale. Aucun de nos appels n’aboutit.

Faute de résultats, nous changeons de stratégie.

15h45 : la DDTEFP de Savoie.

Nous replongeons dans le net à la recherche d’organigrammes de DDTEFP et ciblons la DDTEFP de Savoie qui dispose d’un service dédié aux problématiques GPEC. La responsable du service "appui conseil GPEC" collabore volontiers mais ne peut pas nous éclairer.

16h : la DDTEFP du Val de Marne.

Nous réitérons cette fois auprès de la DDTEFP du Val de Marne où la requête est comprise et nous obtenons l’identité de la personne compétente mais qui n’est malheureusement pas joignable avant le lendemain.

16h30 : la DGEFP (Direction de l’emploi et de la formation professionnelle), chargée de proposer les orientations de la politique pour l’emploi et la formation professionnelle.

Nous appelons le service Développement de l’emploi et des compétences de la sous direction des mutations économiques. Nos interlocuteurs nous renvoient aux textes règlementaires sans nous apporter un complément d'information. Ils confirment que la DDTEFP est l'organisme compétent en la matière mais que les responsables des conventions GPEC n’auront pas le recul ni le temps pour nous renseigner. Cependant, ils nous conseillent de contacter le chargé des relations contractuelles qui pourra nous fournir un bilan des démarches GPEC en cours.

Bilan des deux heures : un rendez-vous à la CCIP et deux contacts à approfondir.

  • un parcours du combattant pour un cabinet de conseil spécialisé en RH ;
  • un coût en terme de temps et d’énergie pour une PME en quête d’éclaircissement ;
  • et un risque fort d’abandonner toute "envie" de GPEC…